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 Le Ballet des Enfants du Paradis (Opéra de paris)

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michel sanvoisin



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MessageSujet: Le Ballet des Enfants du Paradis (Opéra de paris)   Ven 10 Oct - 13:02

Le magazine L'Express a mis en ligne un article trés intéressant sur les préparatifs du ballet chorégraphié par José Martinez à l'Opéra de Paris du 21 octobre au 08 novembre 2008.

Voici le lien direct mis en ligne le 08 octobre 2008.

Et un rapide copier-coller en cas où cet article disparaissse :

Citation :

Ballet
Les Enfants du paradis : de l'écran à la scène

Par Laurence Liban, mis à jour le 09/10/2008 12:48:27 - publié le 08/10/2008 18:47

C'est l'événement de la rentrée : Les Enfants du paradis, le chef-d'oeuvre du couple Carné-Prévert, va être adapté en ballet à l'Opéra Garnier. L'Express a assisté aux derniers mois de préparation.

Depuis ce jour de mars 2005 où la directrice du Ballet de l'Opéra, Brigitte Lefèvre, lui a offert de chorégraphier Les Enfants du paradis, le danseur étoile José Martinez se dit que Baptiste a raison : « Le rêve, la réalité, c'est pareil. » Occupé alors à élaborer le ballet Scaramouche, ce long garçon au calme souriant s'est dit qu'il avait le temps, le spectacle étant programmé pour octobre 2008. Puis le temps s'est mis à courir et les choses sont devenues concrètes. Il y a eu d'abord cette rencontre avec la petite-fille de Jacques Prévert. Comment la décider à vendre les droits de l'oeuvre ? Que faire des merveilleux dialogues de Prévert ? Le film de Marcel Carné ne sera-t-il pas évoqué de trop loin ? Qui signera les décors ? « J'étais inquiet, mais pas tant que cela, raconte le danseur. La présence de Brigitte à mes côtés, c'était l'Opéra tout entier qui offrait sa garantie. »

Dans les rues de Venise, où il est allé rencontrer le décorateur Ezio Toffolutti, à l'automne 2007, José Martinez regarde son rêve gambader à ses côtés. Un rêve en noir et blanc, a suggéré le décorateur, qui a tout de même concédé un peu de couleur pour les parties relevant du théâtre dans le théâtre. C'est-à-dire pour les costumes que signera Agnès Letestu, qui troque, pour l'occasion, son étoile de danseuse pour du fil et une aiguille. Quant à la musique, José envisage de reprendre l'originale, celle de Joseph Kosma et de Maurice Thiriet, mais avec des arrangements nouveaux. Et puis il invitera des groupes de musiciens, rock ou jazz, pour jouer leurs propres rôles sur la scène. A ce stade de la production, tout est permis, tout est possible. Plus tard, il faudra choisir. Renoncer. Et tout va s'accélérer dans les six derniers mois, que L'Express a vécus en allant regarder derrière le rideau rouge des coulisses.

Mardi 15 avril 2008 - Un studio à l'Opéra Bastille

« Paris est tout petit pour ceux qui s'aiment comme nous d'un aussi grand amour » (1)

Après plus d'un an de travail, la partition de Marc-Olivier Dupin (MOD) est enregistrée par l'Ensemble orchestral de Paris, sous la direction du jeune chef Pablo Heras-Casado. La musique écrite pour le film étant insuffisamment longue pour un ballet de près de deux heures, José a renoncé à l'utiliser. Comme il a dû renoncer aux groupes rock et jazz. Trop compliqué.

Brigitte Lefèvre souhaite la bienvenue aux musiciens, avant d'expliquer le projet. Puis l'enregistrement reprend dans la stridence des cuivres qui partent des notes basses pour enfler en un fleuve puissant et impétueux vers les aigus, avant de laisser la place à un solo de violoncelle. Plus tard, dans son bureau de directeur de France Musique, MOD explique que, depuis septembre 2007, il apporte régulièrement à José des « bouts de musique » de quinze à vingt secondes, créés par ordinateur. « Le son est atroce, dit-il, mais cela donne une idée des rythmes, de la vitesse, de la couleur recherchée. Après, nous discutons. C'est un travail très vivant. »

Mardi 29 avril 2008 - A Lyon, une manufacture de tissus

« Je ne suis pas belle. Je suis vivante ! »

Comment vêtir la belle, la vivante Garance ? « Ils ne sont pas très friqués sur le boulevard du Crime, lance Agnès Letestu. Au début du film, on peut penser que la robe qu'elle porte est sa seule robe. Il faut donc du solide. On pourrait prendre du velours. » Carnet de croquis en main, Agnès, accompagnée de son équipe, s'est donné une journée pour choisir les tissus nécessaires à la confection de plus de 150 costumes différents. Une gageure qui nécessite organisation et détermination. Plus un oeil rapide.

Un gilet parme pour Frédérick Lemaître ? Du taffetas ? Non, trop riche. De l'étamine blanche pour la pantomime de Baptiste ? Pas de problème. Un gilet jaune sur un manteau chiné beige pour le bourgeois à la montre ? Oui, mais pas trop raffiné. « C'est quand même un gros naze, avec ses blagues à deux balles ! » Au suivant ! On tâte, on froisse, on compare, on soupèse la toile. Les heures passent vite. Il ne faut pas se perdre, mais garder la tête froide. Quant à la philosophie générale, elle est simple : des couleurs pour identifier plus facilement les personnages principaux au milieu de la foule. Une grisaille monochrome pour les autres. « C'est difficile d'imaginer une chorégraphie contemporaine, remarque Agnès. Moi, j'avais des goûts plutôt décalés. José trouvait cela trop moderne. Finalement, il y aura des traces de mes premières idées. »

Mercredi 2 juillet - Atelier des accessoires, Opéra Garnier

« Mais vous tremblez. Vous avez froid ? »

Le lieu affiche une température très raisonnable en cet été pourri. Accompagné du régisseur et de l'assistante d'Ezio Toffolutti, José vient examiner les accessoires déjà prêts. Un inventaire à la Prévert se dessine : une brouette, des bancs, une guitare, un tonneau, une malle, des tambourins, des fusils, etc. Tous les corps de métier sont représentés dans cet univers presque exclusivement masculin et fort jaloux de son domaine.

Après le grenier aux trésors, les caves. Pour éclairer le théâtre où se produit Frédérick Lemaître, on utilisera de vieilles gamelles, c'est-à-dire des projecteurs qui datent des années 1910. Pascal, le chef électricien, arpente le dédale de couloirs. Au passage, on salue les poissons, visibles à la lampe torche. L'eau qui coule sous l'Opéra n'est pas un mythe. En revanche, pas de fantôme.

Dimanche 3 août - Studio Lifar, Opéra Garnier

« C'est peut-être vous que j'attendais »

Tel le frère portier d'un couvent silencieux, José, nanti d'un trousseau de clefs, parcourt à pas rapides les couloirs déserts en ce temps de vacances. Avec Arantxa, son assistante espagnole, il teste les pas de deux et les enchaînements qu'il a imaginés sur le papier. Quand le silence se fait trop lourd, il met de la musique d'ambiance. Mais différente de celle de MOD, trop énergique pour ce lent travail d'élaboration. « Arantxa joue les paysannes, moi les paysans. On essaie de transformer les solos en duos », explique José. La concentration est grande, mais les rires fusent quand les danseurs s'emmêlent dans des combinaisons de mouvements compliquées. A la fin de la séance, qui mettra en scène les 68 danseurs, José se rend compte que la séquence musicale prévue est trop courte. « J'ai trois minutes et vingt-cinq secondes. Il en faudrait plus du double si je veux que le public ait le temps de visualiser et de repérer tous les personnages. » MOD devra plancher à nouveau.

Mercredi 10 septembre 2008 - Studio Chauviré, Opéra Garnier

« Voilà seulement deux minutes que nous vivons ensemble et vous me quittez »

Le maître de ballet Laurent Hilaire sort du studio au moment où nous y entrons... Les répétitions ont commencé dès la fin des vacances, le 29 août. Souriant et léger, José semble à son affaire. Il est l'élégance, la délicatesse, le calme mêmes. Les 17 danseurs présents apprennent la scène des badauds sous l'injonction sautillante d'un piano, tandis que l'assistant maître de ballet, Fabrice Bourgeois, enregistre les scènes en vidéo. Quand la musique se tait, seuls se font entendre le bruit des corps, le souffle des danseurs et le couinement des bottines de cuir sur le revêtement noir. Le travail est dur, même s'il se fait dans la joie, et l'on voit combien certains enchaînements peuvent être périlleux. « On redoute toujours le jugement du premier jour, reconnaît le chorégraphe. Mais, si les choses se passent bien, l'appréhension disparaît en un quart d'heure. De toute façon, il faut bien être capable de se gérer soi-même si l'on prétend gérer les autres. »

Mercredi 24 septembre - Opéra Garnier

« Je suis comme je suis. Je plais à qui je plais »

L'étoile Eleonora Abbagnato essaie son costume, en l'occurrence une robe de bal de Garance, robe blanche rebrodée de rubans pourpres bordés de noir. Une merveille. Mais les rubans sont un piège, qu'il faudra déjouer en les cousant sur toute leur longueur. Ce sera moins joli mais que se passerait-il si un danseur se prenait un doigt dedans lors d'un porté ? Blonde comme les blés, Eleonora compte se faire teindre les cheveux dans une nuance plus foncée. « Question de caractère », dit-elle.

Lundi 29 septembre - Studio Gounod, Opéra Bastille

« Eh ! Baptiste, si tu fais des petits, mets-m'en un de côté ! »

Des petits, Baptiste en a fait. Ils sont là, dansant et virevoltant dans le Paris en carton-pâte d'Ezio Toffolutti. Cette fois, c'est la première fois que les solistes et le corps de ballet répètent dans les décors. Est-on au théâtre ? Est-on dans un studio de cinéma ? Une rue de Paris vue en perspective file vers le fond de la scène. L'éclairagiste André Diot réfléchit : de la lumière du jour, mais pas trop froide. « C'est un ballet, mais on ne doit pas l'éclairer comme un ballet, c'est-à-dire sur les côtés. Il faudra peut-être faire comme au cinéma. » José dirige au micro sa petite foule. Des actions se passent dans tous les coins. Pour l'instant, les solistes ont tendance à fuir le devant de la scène. « C'est toujours ainsi, au début, reconnaît Brigitte Lefèvre. C'est leur manière de se protéger du public. » Pouvoir travailler en amont dans les décors véritables est un privilège rare pour les danseurs, qui peuvent enfin visualiser un espace qu'ils ont seulement rêvé dans les petits studios de répétition. Dans trois semaines aura lieu la première. Et José Martinez saura enfin s'il est vrai que « le rêve, la vie, c'est pareil ». (1)

(1) Phrase extraite des dialogues du film.
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michel sanvoisin



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MessageSujet: Re: Le Ballet des Enfants du Paradis (Opéra de paris)   Mer 15 Oct - 11:37

Voici un court article paru dans Le Figaroscope daté du 15 octobre 2008.
Le lien direct et le copier-coller :
Citation :

Les Enfants du paradis
Ariane Bavelier (Figaroscope)
15/10/2008
.

DANSE. José Martinez joue gros. On sait le danseur étoile également chorégraphe, mais Les Enfants du paradis seront son premier long ballet. Marc-Olivier Dupin signe la composition musicale, Agnès Letestu, les costumes. « J'ai voulu raconter l'histoire sans détour, sans mise en abyme particulière », dit José Martinez. « Et tout créer sur les danseurs eux-mêmes, changeant spécialement pour chaque distribution ». Pour la première, Mathieu Ganio est Baptiste et Isabelle Ciaravola, Garance.

Faut-il y aller ? Cette création est l'un des grands défis chorégraphiques de la rentrée. Ressusciter par la danse, sans les dialogues de Prévert, le boulevard du Crime et la magie des « Enfants » ne va pas de soi. Comme il l'a prouvé avec « Scaramouche » pour l'École de danse, José Martinez a la rigueur et le sens du théâtre pour y réussir.

Les enfants du Paradis au Palais Garnier , place de l'Opéra (IIe). Dates : du 21 oct. au 8 nov. Places : 6 à 85 €. Loc. : 0890 89 90 90.
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Anne



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MessageSujet: Re: Le Ballet des Enfants du Paradis (Opéra de paris)   Dim 19 Oct - 16:26

Bonjour à tous !! Ce doit être une merveilleuse expérience à vivre...Merci Michel Wink
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michel sanvoisin



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MessageSujet: Re: Le Ballet des Enfants du Paradis (Opéra de paris)   Lun 20 Oct - 14:46

Bonjour Anne, de retour parmi nous ?

Voici quelques liens en espagnol sur José Martinez et ce ballet :

1 - L'article paru dans le quotidien EL PAIS (20.10.2008)
Citation :

La pirueta histórica de José Martínez
El bailarín español estrena en París su versión de 'Les Enfants du Paradis'

ELSA FERNÁNDEZ-SANTOS (ENVIADA ESPECIAL) - París - 20/10/2008

El París más popular y bohemio, el de los artistas y los amores imposibles. En 1945 Marcel Carné estrenaba Les Enfants du Paradis (Los niños del paraíso), un clásico del cine francés escrito por el poeta Jacques Prévert. Un fresco romántico de más de tres horas poblado de mimos, arlequines, asesinos, nobles y una mujer deseada por todos, la dulce y triste Garance. Hoy, casi 70 años después de su estreno, Les Enfants du Paradis deja el blanco y negro y las palabras para convertirse en un impacto de color y movimiento. Mañana el Ballet de la Ópera de París estrena la versión que ha ideado su bailarín estrella, el español José Martínez. Es su primera gran coreografía y, en sus propias palabras, la pirueta más difícil de su carrera.

José Martínez (Cartagena, 1969) no descansa, quedan pocos ensayos y el ritmo de trabajo no da tregua. Se disculpa, la fatiga no le hace perder la amabilidad. Lleva todo el día dedicado a los ensayos de correcciones, en los que se pulen uno a uno los defectos detectados el día anterior. Junto a un rígido maestro de baile, insiste en que prefiere que los movimientos fluyan a que sean perfectos. Los bailarines comen galletas o se quitan y ponen la ropa de manera nerviosa. Algunos hacen exhibición de sus prodigiosos cuerpos mientras otros se concentran ensimismados. "Cuando bailas sólo te preocupas por ti y tus zapatillas. Para mí eso se acabó, ahora ellos son la extensión de mi cuerpo", afirma Martínez.

A sus 39 años dirigirá un espectáculo con 60 bailarines, 200 trajes, 13 escenas diferentes y 13 decorados. Un encargo de la Ópera, que desde hace tiempo perseguía la idea de convertir en ballet un filme (cuyo rodaje fue interrumpido por la ocupación nazi) considerado patrimonio nacional francés. "Los herederos de Prévert sólo pusieron una condición: no querían un ballet inspirado en la película sino fiel a la película. Esa condición marcó el trabajo y de alguna manera lo facilitó", explica Martínez. Para él, Les Enfants du Paradis es una historia "triste y romántica" pero llena de la vitalidad del París popular de mediados del siglo XIX. Esa energía callejera es parte fundamental de su coreografía. "El circo, la verbena, el teatro... toda esa vida está mezclada con la historia, más realista, de los personajes".

Martínez explica que su coreografía bebe por igual del ballet moderno que del clásico, mezcla técnicas, estilos y enseñanzas. "Hace un año estuve con Pina Bausch haciendo Orfeo y Eurídice. Es imposible trabajar con ella y que no se convierta en una gran influencia. El interés no está en lo que uno se apropia sino en lo que uno transforma de los demás. Los grandes te dan un vocabulario y luego cada uno debe buscar su propio lenguaje". El bailarín cita entonces al sueco Mats Ek y recuerda su versión de Giselle: "Fue la primera vez que alguien me dijo que no quería que bailara como un bailarín sino como una persona. Me pedía que reaccionara como un hombre".

José Martínez es una figura excepcional dentro del ballet español. Premio Nacional de Danza en 1999, se fue del barrio del Peral de Cartagena cuando tenía 14 años. Le descubrió de forma casual (acompañaba a su hermana a clase) la que fue su primera maestra, Pilar Molina. Empujado por ella, se subió en un autobús rumbo a Francia y ya no volvió. Estudió en Cannes, en la escuela de Rosella Hightower. Hasta que en 1988 tuvo una audición para la Ópera de París. El tribunal estaba presidido por el entonces cuerpo y alma de la institución: Rudolf Nureyev. "Eran doce, con Nureyev en el centro. Al entrar, él se quedo mirándome. Probablemente pensó que qué hacía allí ese tipo tan alto y tan flaco. Al terminar le miré, dejó el bolígrafo en la mesa y me sonrió como diciendo pues vaya con el flaco".

A Martínez le quedan tres años para retirarse como bailarín de la Ópera y por eso desde hace tiempo le encargan trabajos pequeños como coreógrafo. "En 2005 me pidieron una coreografía para la escuela. Pensé que era para adolescentes, cuando llegué y vi que eran 40 niños de entre 3 y 8 años casi me da algo. Supongo que poco a poco me he ganado la confianza de la dirección, saben que me queda poco para retirarme y me están dando todo tipo de facilidades para que siga aquí".

La danza, explica, es un combate con el dolor y con el cuerpo en el que la inteligencia del bailarín para superar sin romperse sus propios límites es fundamental. Él representa -"y no deja de ser gracioso"- la llamada escuela francesa. El bailarín sonríe, sube los hombros, y como si nada explica esa esencia: "Que nunca se vea el esfuerzo, que siempre parezca que vas volando"

2 - celui paru dans PUBLICO (18.10.2008)
Citation :

José Martínez estrena su primera gran coreografía para la Ópera de París
El bailarín José Martínez. - EFE
EFE - París - 18/10/2008 09:35

El bailarín español José Martínez estrena este martes en la Ópera Garnier su primer gran ballet como coreógrafo, "Les Enfants du Paradis", inspirado en la mítica película creada por Jacques Prévert y Marcel Carné en 1945.

El Premio Nacional español de Danza 1999 firma además junto con el director de cine François Roussillon la adaptación de la obra, que podrá verse en París hasta el próximo 8 de noviembre.

Como en sus anteriores trabajos, Martínez ve su cada vez más consolidada faceta de coreógrafo como una "prolongación" natural, que le permite aportar algo personal tras haber bailado durante años coreografías de otros autores, según comenta en la página web de la Ópera de París.

En "Les Enfants du Paradis" dirige a 65 bailarines, sobre una composición original de Marc-Olivier Dupin, decorados de Ezio Toffolutti y vestuario de la también bailarina estrella de París Agnès Letestu, colaboradora habitual suya en anteriores creaciones.

La dirección musical es del fundador y director principal de la Orquesta Barroca de Granada, quien debuta así en la Ópera de París.

La pieza resume en dos horas y dos actos la compleja historia del filme del mismo título y se concentra con él la magia del teatro, sus intrigas, sus artistas y su público, todo un conjunto de celebridades y personajes anónimos del París popular de la primera mitad del siglo XIX.

La directora de la Danza de la Ópera de París, Brigitte Lefèvre, dijo haber elegido a Martínez para trasladar al universo de la danza esa inmensa película de culto, gran clásico del cine francés y símbolo de su apogeo poético realista, por "su gusto por la arquitectura de la danza, su fantasía, su imaginación y su poesía".

El filme, que contó entre sus intérpretes con María Casares, Arletty y Jean-Louis Barrault, comenzó su rodaje en Niza durante la ocupación de Francia por la Alemania nazi, para estrenarse con un éxito fulminante en marzo de 1945, tras la Liberación.

La película y ahora el ballet gracias al impulso de Lefèvre deben su existencia a la fascinación de Barrault por el mimo Jean-Gaspar Debureau, celebérrimo intérprete de Pierrot en el siglo XIX.

El guión de este gran fresco histórico e intimista a la vez que marcó a la generación de la posguerra dibujaba París poco antes de la Revolución de 1848, pero los autores del ballet, con el acuerdo de los herederos de Jacques Prévert, optaron por contar el filme a través de los recuerdos del propio Jean-Louis Barrault.

Hasta obtener una suerte de "teatro en el teatro", con numerosas escenas que transcurren en pasillos, logias o espacios del teatro, en el intento de que "el público no sea simple espectador, sino que tenga impresión de estar en el filme".

Nacido en Cartagena, en el sureste de España, en 1969, José Martínez ejecuta aquí su primera creación mundial para el cuerpo de ballet del que forma parte desde 1988, y del que es estrella desde 1997, aunque triunfó ya en la Ópera Nacional de París con varias piezas suyas.

La última "Scaramouche" (2005), para los alumnos de la Escuela de Danza de la Ópera, el mismo año en que creó "Parenthèse 1" para la también bailarina estrella Laëtitia Pujol.

Les precedió a todas ellas "Mi Favorita" (2002), estrenada en la Ópera de París dentro del ciclo Jóvenes Bailarines en 2003, al igual que en 2006 "Delibes Suite", pieza que entró en el repertorio del San Francisco Ballet en 2007.

3 - et celui paru sur le webzine DANZA BALLET (octobre 2008)
notons une très belle photo sur ce site du danseur qui joue Baptiste (je ne la reproduis pas pour des histoires de droits). Cliquez sur le lien pour la voir.

Citation :
Los niños del Paraíso en la Ópera Garnier

Presentará el próximo martes la pieza Les Enfants du Paradis, inspirada en la mítica película creada por Jacques Prévert y Marcel Carné en 1945.

Como en sus anteriores trabajos, Martínez ve su cada vez más consolidada faceta de coreógrafo como una "prolongación" natural, que le permite aportar algo personal tras haber bailado durante años coreografías de otros autores, según comenta en la página web de la Ópera de París.



El bailarín español José Martínez estrena este martes en la Ópera Garnier su primer gran ballet como coreógrafo, "Les Enfants du Paradis", inspirado en la mítica película creada por Jacques Prévert y Marcel Carné en 1945. El Premio Nacional español de Danza 1999 firma además junto con el director de cine François Roussillon la adaptación de la obra, que podrá verse en París hasta el próximo 8 de noviembre.

En "Les Enfants du Paradis" dirige a 65 bailarines, sobre una composición original de Marc-Olivier Dupin, decorados de Ezio Toffolutti y vestuario de la también bailarina estrella de París Agnès Letestu, colaboradora habitual suya en anteriores creaciones. La dirección musical es del fundador y director principal de la Orquesta Barroca de Granada, quien debuta así en la Ópera de París.

La pieza resume en dos horas y dos actos la compleja historia del filme del mismo título y se concentra con él la magia del teatro, sus intrigas, sus artistas y su público, todo un conjunto de celebridades y personajes anónimos del París popular de la primera mitad del siglo XIX.

La directora de la Danza de la Ópera de París, Brigitte Lefèvre, dijo haber elegido a Martínez para trasladar al universo de la danza esa inmensa película de culto, gran clásico del cine francés y símbolo de su apogeo poético realista, por "su gusto por la arquitectura de la danza, su fantasía, su imaginación y su poesía". El filme, que contó entre sus intérpretes con María Casares, Arletty y Jean-Louis Barrault, comenzó su rodaje en Niza durante la ocupación de Francia por la Alemania nazi, para estrenarse con un éxito fulminante en marzo de 1945, tras la Liberación.

La película y ahora el ballet gracias al impulso de Lefèvre deben su existencia a la fascinación de Barrault por el mimo Jean-Gaspar Debureau, celebérrimo intérprete de Pierrot en el siglo XIX.

El guión de este gran fresco histórico e intimista a la vez que marcó a la generación de la posguerra dibujaba París poco antes de la Revolución de 1848, pero los autores del ballet, con el acuerdo de los herederos de Jacques Prévert, optaron por contar el filme a través de los recuerdos del propio Jean-Louis Barrault. Hasta obtener una suerte de "teatro en el teatro", con numerosas escenas que transcurren en pasillos, logias o espacios del teatro, en el intento de que "el público no sea simple espectador, sino que tenga impresión de estar en el filme".

Nacido en Cartagena, en el sureste de España, en 1969, José Martínez ejecuta aquí su primera creación mundial para el cuerpo de ballet del que forma parte desde 1988, y del que es estrella desde 1997, aunque triunfó ya en la Ópera Nacional de París con varias piezas suyas.

La última "Scaramouche" (2005), para los alumnos de la Escuela de Danza de la Ópera, el mismo año en que creó "Parenthèse 1" para la también bailarina estrella Laëtitia Pujol. Les precedió a todas ellas "Mi Favorita" (2002), estrenada en la Ópera de París dentro del ciclo Jóvenes Bailarines en 2003, al igual que en 2006 "Delibes Suite", pieza que entró en el repertorio del San Francisco Ballet en 2007.

Otras coreografías de Martínez, protagonista en los últimos años de los principales papeles de la Ópera de París, son "Soli-Ter" (2006), obra en la que retoma una reflexión de Jean de la Fontaine sobre el destino; y "El Olor de la Ausencia" (2007), cuya acción transcurre durante la Guerra Civil Española. EFE

Les Enfants du Paradis (Los niños del paraíso)

Ballet en dos actos
basado en la obra Jacques Prévert

PARIS • Opera Bastille • 21 October - 8 November 2008
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MessageSujet: Re: Le Ballet des Enfants du Paradis (Opéra de paris)   Aujourd'hui à 7:29

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