les amis de marcel carné

le forum des amis de marcel carné et de l'âge d'or du cinéma français
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Nicole Stephane dans le silence

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
michel sanvoisin

avatar

Nombre de messages : 85
Localisation : rue des moines, paris
Date d'inscription : 11/11/2006

MessageSujet: Nicole Stephane dans le silence   Dim 18 Mar - 14:03

Pour inaugurer ce nouveau topic consacré aux films de l'Age d'Or du cinéma français, pourquoi ne pas commencer par rendre hommage à Nicole Stephane (27.05.1923/14.03.2007) qui vient de nous quitter le 14 mars dernier ?
Nicole Stephane est l'actrice de deux films et non des moindres.
Le Silence de La Mer et Les Enfants Terribles, tous les deux de Jean-Pierre Melville.
Son personnage dans ces deux films la marquera pour toujours dans l'esprit des cinéphiles. Si ces films ont vieilli par certains cotés, sa beauté trouble continue de fasciner plus de 50 ans après.



Voici un rapide copier-coller de la nécrologie parue dans Le Monde daté du 17 mars 2007 et rédigé par Jean-Luc Douin, disponible ici.

Citation :
L'actrice, réalisatrice et productrice Nicole Stéphane est morte le 13 mars, à Paris, à l'âge de 83 ans.Née
Nicole de Rothschild en 1923, engagée dans les Forces françaises libres
à Londres pendant la guerre, Nicole Stéphane avait été remarquée par
Jean-Pierre Melville alors qu'elle faisait ses débuts de comédienne
après la Libération. Il lui confie le rôle de la jeune fille blonde qui
demeure obstinément muette face à l'officier allemand installé chez son
oncle durant la seconde guerre mondiale, dans Le Silence de la mer d'après Vercors (1947). Mutisme dont elle ne sortira qu'à la fin, lors du départ de l'occupant, pour murmurer un mot : "Adieu.
Elle enchaîne sur un autre film de Jean-Pierre Melville, Les Enfants terribles
(1949), adapté du roman de Jean Cocteau. Un huis clos passionnel où,
tignasse en bataille, elle incarne Elisabeth, adolescente soignant son
frère malade, orchestrant autour de lui des intrigues sentimentales
vénéneuses et entretenant une relation incestueuse, jusqu'au drame, sa
mort à lui, son suicide à elle."Les moindres gestes de Nicole Stéphane prenaient la puissance effrayante de ceux d'Electre", dira Jean Cocteau. Melville, lui, déplorera que cette comédienne "absolument remarquable" veuille changer de métier. Il rêve de lui confier un jour le rôle tenu jadis par Yvonne de Bray dans Les Parents terribles. Nicole Stéphane, en effet, se produira encore dans le Madame Curie
de Georges Franju (1953), mais elle sera tentée par la réalisation de
courts métrages (sur Israël, sur la mise en scène d'une pièce de
Beckett à Sarajevo par Susan Sontag) et se passionne pour la
production. Un terrible accident de voiture l'a résolue à ce changement
de carrière.Sa mère s'était occupée de réfugiés espagnols ; elle, permet la réalisation de Mourir à Madrid, le documentaire de Frédéric Rossif sur la guerre civile contre Franco. Pour la télévision, elle produit Phèdre, pour le cinéma La Vie de château, de Jean-Paul Rappeneau (1965), Détruire dit-elle, de Marguerite Duras (1969).Ayant acquis les droits d'adaptation cinématographique d'A la recherche du temps perdu de Marcel Proust, elle tentera de convaincre Truffaut, Resnais, Rivette de s'y atteler, en vain.Avant de travailler avec Luchino Visconti, qui finira par renoncer, et de réaliser son rêve avec Volker Schlöndorff : Un amour de Swann (1984). Nicole Stéphane était actionnaire et amie des Cahiers du cinéma.

Voici le lien vers le site DVDTOILE et la page sur Les Enfants Terribles.
Et celle sur Le Silence de la Mer.
Celle sur le site indispensable : Les Gens du Cinema.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
michel sanvoisin

avatar

Nombre de messages : 85
Localisation : rue des moines, paris
Date d'inscription : 11/11/2006

MessageSujet: Re: Nicole Stephane dans le silence   Dim 25 Mar - 13:45

Je viens de trouver une autre page concernant la mort de Nicole Stephane sur un blog que je ne connaissais pas, que je vous recommande :
Le Coin du Cinephage.
le lien direct pour cet article est ici.
Voici ce qui est écrit :
Citation :
Annonce de la mort de Nicole Stéphane actrice et productrice
française. Elle est très active durant la seconde guerre mondiale,
confère sa fiche Wikipédia.
Issue de la célèbre famille des de Rothschild, elle est choisie par
Jean-Pierre Melville qui est un de ses amis pour incarner la mutique
nièce de Jean-Marie Robain dans "Le silence de la mer", adaptation du
célèbre roman de Vercors, tourné en 1947 sans avoir l'autorisation de
ce dernier. Melville l'évoque dans le livre de "Rui Nogueira", "Le
cinéma de Jean-Pierre Melville" (Éditions Seghers - Cinéma 2000, 1974,
réédité par "Les cahiers du cinéma" : " ...Un jour qu'elle me
confiait son désir de devenir réalisateur, je lui avais répondu : "Je
vous prendrai comme assistante le jour où je ferai un film, mais
permettez-moi de vous dire que j'aimerais mieux que vous y participiez
comme comédienne". Son profil très pur et ses yeux très clair
convenaient parfaitement au rôle de la nièce". Elle est
excellente dans son attitude butée face à Howard Vernon incarnant un
officier allemand cultivé. Elle retrouve Melville, dans l'adaptation de
Jean Cocteau, "Les enfants terribles", où elle incarne une échevelée
Élisabeth, elle y est excellente face au piètre Edouard Dhermite imposé
par Cocteau. Elle abandonne très vite sa carrière d'actrice - elle
figurait Marie Curie dans un court-métrage de Georges Franju", suite à
un accident de la route pour se lancer dans la production pour des
projets ambitieux. Elle produit "La vie de château" qui est un petit
bijou de la comédie et est le premier film de Jean-Paul Rappeneau, Le site Artepix évoquait ses difficultés sur le financement de "Mourir à Madrid", évoqué dans le bonus du DVD du film : "Cette
entrevue avec la productrice du film, Nicole Stéphane, permet de
revenir sur son engagement sur le projet et les difficultés qu’elle a
rencontrées avec Frédéric Rossif pour le mener à bien. Elle explique,
entre autres choses, comment le gouvernement espagnol lui a proposé de
racheter son film, pour l’empêcher d’être projeté en Espagne...". A
partir de 1969, elle avait pour projet d'adapter Marcel Proust dans une
adaptation de Suso Cecchi d'Amico pour Luchino Visconti, la préparation
fut évoquée dans deux livres "Proust à l'écran" de Peter Kranvanja"
éditions "La lettre volée" et dans un livre de Suso Cecchi D'Amico paru
aux éditions Personna. L'adaptation, finit par aboutir en 1983, pour le
film honorable de Wolker Schlöndorff. Il convenait de saluer ce
parcours exceptionnel.

Sa filmographie :
Citation :
Filmographie : comme actrice : Le silence de la mer (Jean-Pierre Melville) – 1949 Les enfants terribles (Jean-Pierre Melville) - La dernière nouvelle (Rune Hagberg & Georges Patrix, CM) – 1950 Né de père inconnu (Maurice Cloche) – 1953 Le défroqué (Léo Joannon) - Monsieur et Madame Curie (Georges Franju, CM) – 1957 (Carve har name with pride (Agent secret S.Z.) (Lewis Gilbert) - Comme réalisatrice : 1956 Les Hydrocéphales (CM) – 1958 La génération du désert (CM) – 1967 Une guerre pour une paix (CM) – 1993 En attendant Godot à Sarajevo (CM) - Comme productrice : 1961 Vel d'hiv (Frédéric Rossif & Guy Blanc, CM) - 1962 Mourir à Madrid (Frédéric Rossif) – 1965 La vie de château (Jean-Paul Rappeneau) – 1967 L’une et l’autre (René Allio) - 1968 Phèdre (Pierre Jourdan) – 1969 Détruire, dit-elle (Marguerite Duras) – 1974 Promised lands (Susan Sontag, documentaire) - 1988 Sarah (Edgardo Cozarinsky, CM) - Divers : Montage du générique : 1963 Behold a pale horse (Et vint le jour de la vengeance) (Fred Zinnemann).

http://coinducinephage.canalblog.com
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Felix Chapel

avatar

Nombre de messages : 14
Date d'inscription : 05/02/2007

MessageSujet: Re: Nicole Stephane dans le silence   Dim 25 Mar - 17:18

Ah oui, je me souviens maintenant de ce visage et du jeu de cette actrice, mais c'était il y a longtemps (dans lequel de ses films, je ne sais plus, "Le Silence de la mer" probablement). Il y avait quelque chose en elle d'un peu impressionnant et puissant, de tragique quoi ! Evidemment, Cocteau le dit bien mieux que moi en parlant d'Electre! Mais, honte à moi Embarassed , j'avais toujours ignoré son nom (ou bien je l'ai oublié).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Nicole Stephane dans le silence   

Revenir en haut Aller en bas
 
Nicole Stephane dans le silence
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Baz Luhrmann - Australia (Hugh Jackman, Nicole Kidman)
» Ma prof d'espagnol est une playmate
» DIX JOURS DE REVE de Nicole De Buron
» AELAN ET LE MONSTRE DU PLACARD de Nolween Eawy et Stephane Mathieu
» Chantier de construction d'éoliennes dans l'Aube par Stephane

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
les amis de marcel carné :: L'Age d'Or du cinéma français :: Les Visiteurs du Soir-
Sauter vers: